Départ sur le mauvais pied à l’U d’O, des membres de la communauté exclus du Groupe de travail

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Ottawa, 18 mars  2014 –  Les syndicats des étudiant.e.s et des employé.e.s  de l’Université d’Ottawa sont surpris de constater que plusieurs d’entre eux/elles sont exclu.e.s du Groupe de travail sur le respect et l’égalité de l’Université d’Ottawa, dont la composition a été dévoilée hier (17 mars) par l’administration Rock.

« Le personnel de soutien administratif, les assistant.e.s d’enseignement, les professeur.e.s à temps partiel, les professionnel.le.s TI, les travailleur.euse.s des métiers, tous ces groupes sont absents du Groupe de travail, » confirme Isabelle Hétu, présidente du SCFP 2626 (représentant notamment les assistant.e.s d’enseignement). «  Le Groupe de travail de l’Université débute ses travaux du mauvais pied,  » ajoute Anne-Marie roy, présidente de la Fédération étudiante (FÉUO).

Par ailleurs, la façon de faire de l’administration Rock dans ce dossier laisse à désirer. L’administration semble complètement désorganisée et la représentativité de la communauté universitaire est limitée.

Bien que plusieurs membres nommés par l’administration Rock possèdent une certaine expertise en matière de violence sexuelle, les syndicats jugent que le mandat du Groupe de travail de l’Université est  trop superficiel et ne s’attaque  pas spécifiquement à l’enjeu de la culture du viol. Les syndicats s’inquiètent également du manque de ressources disponibles pour le Groupe de travail et pour l’implantation de ses recommandations quand il publiera son rapport final. Le mandat et l’échéancier sont aussi problématiques.

Les syndicats souhaitent rappeler à l’Université d’Ottawa qu’elle avait promis une campagne contre le harcèlement et la discrimination lors des consultations sur sa politique 67a pour la prévention du harcèlement et de la discrimination il y a plus de deux ans. Or, cette campagne n’a toujours pas vu le jour. Cette expérience passée jette de sérieux doutes sur le manque d’engagement de l’administration Rock sur le futur de la présente initiative.

Le vendredi 21 mars à 15h30, la FÉUO et la GSAÉD organisent une discussion ouverte sur la culture du viol. Tous les membres de la communauté sont invités à participer (étudiant.e.s, professeur.e.s et employé.e.s) afin qu’ensemble nous puissions développer un plan d’action collectif pour combattre la culture du viol et la violence basée sur le genre à l’université d’Ottawa.